dimanche 31 juillet 2016

CAP Petite Enfance : bientôt un nouveau diplôme

Ce diplôme et la formation qui y prépare, sont en pleine refonte. Le nouveau diplôme, prévu pour la rentrée 2017, sera validé d’ici décembre. Il devrait aussi faciliter les évolutions et les passerelles entre  les métiers et donner de vraies  perspectives de carrière dans la filière Petite Enfance. Le point sur ce qui existe et ce qui se prépare.

   

La formation : 2 ans après la 3ème ou en formation continue

La formation dure de 2 ans. Avec un rythme soutenu : 30 à 35 heures de cours par semaine. A côté des enseignements classiques (maths, anglais, sciences, lettres, histoire-géo, EPS...), la formation comprend des cours de prévention santé-environnement, de biotechnologies santé-environnement, de sciences et techniques médico-sociales, d'animation, de nutrition et collations, ou encore d'entretien des locaux. 600 heures de formation théorique au total.  La formation théorique est entrecoupée de stages  sur te terrain : 12 semaines réparties en trois stages. Ces deux années de formation sont sanctionnées par un diplôme, le CAP Petite Enfance.
A savoir : peu d'élèves préparent le CAP au sortir du collèges. Beaucoup le préparent dans le cadre de la formation continue ou de la VAE. Ce sont donc des adultes en reconversion professionnelle ou des assistants maternels qui souhaitent obtenir un diplôme.
Les titulaires du CAP Petite Enfance trouvent facilement du travail car depuis 2010 et le fameux décret « Morano », les normes d’encadrement permettent d’embaucher  un pourcentage plus élevé de personnels moins qualifiés.

Les perspectives d’évolution  

Les titulaires du CAP Petite Enfance, ont accès directement aux concours organisés par les collectivités territoriales pour le recrutement d’ATSEM (agent territorial des écoles maternelles). Ils peuvent  aussi choisir de  se présenter aux concours des écoles d’auxiliaires de puériculture ou d’aide soignante par exemple afin d’obtenir un diplôme d’état.  Et au bout de trois ans d’ancienneté, ils peuvent tenter le concours d’entrée dans un institut préparant au diplôme d’état d’éducateur de jeunes enfants.

A quoi ressemblera le nouveau CAP Petite Enfance ?

Le groupe de travail interministériel (Ministère de  Education Nationale, et Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes) d’ores et déjà établi le référentiel des activités : les activités ont été définies en fonction du lieu et du contexte de travail (écoles maternelles, établissements d’accueil, lieux d’animation et domicile pour les assistants maternels). A ce stade, il est juste acté qu’il y a des activités communes et d’autres spécifiques. Et donc des compétences transversales et d’autres spécifiques.
Reste maintenant à travailler sur la certification (diplôme et savoirs associés aux activités).Et nul ne sait encore comment vont se construire les domaines de certification. Ensuite il s’agira de d’élaborer la réglementation des examens  avec la définition des épreuves.
Rien n’est encore décidé sur ces derniers points. Et les choses pourraient encore bouger suite aux propositions du rapport Giampino. Il y a aura arbitrages -politiques- à faire  d’ici le mois de septembre.


Ce qui semble acquis
• Le référentiel sera prêt en décembre pour un nouveau CAP effectif à la rentrée 2017
• il n’y aura qu’un seul CAP Petite Enfance qui sera un diplôme général de niveau V, sans spécialisation
• Il y a aura modularisation.
• La durée de la formation restera inchangée, mais en revanche la durée des stages passera de 12 à 16 semaines


Ce qui ne change pas ou n’est pas encore été tranché
• Le rapport Giampino suggérait de donner aux titulaires du CAP petite Enfance le titre d' « assistants d’accueil petite enfance ». C’est en décembre que la Commission professionnelle consultative (CPC) votera  sur le nom du titre.
• Le cas des assistants maternels : y- aura -t il un allongement de leur formation continue comme le suggère le rapport Giampino ? Le CAP Petite  Enfance sera-t-il nécessaire pour exercer ? La réussite à l’examen de l’équivalent du module 1 actuel sera -t- elle obligatoire ? Autant de questions, sans réponses. AU Ministère on se contente de dire que tout cela n'est pas d'actualité. Pour le moment, on  ne change rien. Sauf décision politique contraire.


Source : https://lesprosdelapetiteenfance.fr/formation-droits/fiches-metiers/animateur-petite-enfance/cap-petite-enfance-bientot-un-nouveau-diplome
03/07/2016.

Fin de vie : d’une loi à l’autre



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Lee Haywood / Flickr CC

En 2005, la loi Leonetti sur la fin de vie interdisait l'obstination déraisonnable et éviter de légiférer sur l'euthanasie. Plusieurs affaires ont néanmoins montré les carences de ce texte, relaçant à plusieurs reprise le débat sur l'euthanasie. Après dix ans, la loi Claeys-Leonetti met ainsi en place la possibilité pour un patient atteint d'une maladie incurable et qui souffre d'une "sédation profonde et continue".

 

La fin de vie. L’appréhension du sujet est particulièrement délicat en France: il manque encore des définitions, une culture commune, ainsi qu’une visibilité suffisante, comme le souligne l’Observatoire national de la fin de vie.

En 2005, la loi Leonetti avait pour ambition de donner une réponse au problème de la fin de vie en interdisant l’obstination déraisonnable, c’est-à-dire la mise en place ou poursuite de traitements, si les résultats escomptés se limitent à permettre la survie artificielle du malade. Elle devait permettre d’éviter de légiférer sur l’euthanasie.
Mais depuis l’adoption de ce texte, des affaires – Chantal Sébire, Dr Bonnemaison, Vincent Lambert – ont mis en avant des cas particuliers, soulignant des carences. Lors de la campagne présidentielle de 2012, François Hollande a ainsi promis une légalisation de l’euthanasie. Sans aller jusque-là, la loi Claeys-Leonetti, adoptée en janvier 2016, doit permettre aux personnes en fin de vie de mourir dignement, en proposant une sédation profonde et continue jusqu’à la mort de la personne. Mais toujours pas d’euthanasie, regrettent les partisans de l’assistance à mourir, alors que les anti s’inquiètent que le nouveau texte pourrait entraîner des dérives.

Le débat est donc loin d’être clôt. Retour sur les étapes qui ont entraîné l’adoption d’un deuxième texte sur la fin de vie, dix après la loi Leonetti.

par Isabelle Raynaud, 29/07/2016, 

Accéder à la frise chronologique sur le site internet de la revue "gazette Santé Social" : http://www.gazette-sante-social.fr/30610/fin-de-vie-dune-loi-a-lautre

 

lundi 25 juillet 2016

La sélection du mois d'Infirmiers.com - Juillet 2016

Chaque mois, la rédaction d'Infirmiers.com vous propose ses conseils de lecture… Une rubrique comme une occasion d'affûter sa curiosité et de parfaire son savoir dans bien des domaines !


Chirurgie ambulatoire : aspects organisationnels

  Chirurgie ambulatoire aspects organisationnels
Lorsqu'elle est possible, la chirurgie ambulatoire est aujourd'hui considérée comme la meilleure façon de prendre en charge un patient devant être opéré. Ce livre présente l’importance de l’organisation optimale des unités de chirurgie ambulatoire ; il en rappelle les principes et les exigences, et répond à trois questions fondamentales : pour quel patient ? Pour quel acte ? Dans quelle structure ? L’organisation des locaux, l’environnement informatique et le pilotage médico-administratif sont des éléments essentiels à la prise en charge. Une politique bien conduite d’évaluation des pratiques, de gestion des risques et d’assurance qualité est garante d’un fonctionnement performant et sécurisé. En effet, ne pas exposer le patient à un risque majoré est une des préoccupations majeures de la chirurgie ambulatoire. Abordant tous ces sujets, l’ouvrage accompagne pas à pas les gestionnaires et acteurs de soins, tout au long du parcours opératoire du patient, en proposant d’en optimiser chacune des étapes. Sa présentation sous forme de fiches en rend la consultation facile et efficace. Chaque fiche est accompagnée de conseils pratiques et de compléments numériques, vidéos ou textes de loi utiles.

Ce livre est un outil pragmatique qui rasssemble et complète le corpus des connaissances et éclaire la nécessaire professionnalisation de cette approche organisationnelle à chauqe étape de la prise en charge.

• Chirurgie ambulatoire : aspects organisationnels, Marc Beaussier, Nicolas Dufeu, Patrick Niccolai, Alexandre Theissen, Editions Arnette,  juin 2016, 34 €.

Le Toucher-massage – 3e edition augmentée

  Le toucher massage troisième édition
Grâce à des gestes simples et naturels, le Toucher-massage offre aux soignants la possibilité d'améliorer la qualité de leurs soins et de leurs relations avec les soignés. Quel que soit le service dans lequel il exerce, à l'hôpital ou à domicile, le Toucher-massage permet au soignant (infirmier, aide-soignant...) d'accompagner les soins et donc de mieux soigner car le fait de toucher et de masser calme, rassure et détend, tout en instaurant une relation plus authentique et plus humaine. Voici la 3e édition augmentée et mise à jour de cet ouvrage devenu incontournable. Il propose un apprentissage facile du Toucher-massage en trois grandes étapes :

  • comprendre les notions théoriques et la méthode du Toucher-massage, son intérêt et ses applications ;
  • apprendre les bases du Toucher-massage sur les différentes parties du corps ;
  • pratiquer les massages utiles dans différents services de soins.
Un nouveau chapitre, consacré aux soins en psychiatrie, vient enrichir l’ouvrage.

Abondamment illustré et complété par de nombreux témoignages touchants, ce livre est un guide pratique de référence, vivant et agréable, pour tous les professionnels de santé.
 Article intégral sur Infirmiers.com : http://www.infirmiers.com/profession-infirmiere/la-librairie-de-la-profession-infirmiere/selection-mois-infirmiers-juillet-2016.html

vendredi 22 juillet 2016

Loi Santé : deux ans de travaux pour parvenir au texte définitif

De 57 à 227. Le nombre d'articles de la loi Santé a été multiplié par quatre entre sa présentation en conseil des ministre, le 15 octobre 2014, et sa publication le 26 janvier 2016. Retour sur un parcours chaotique.


« Il y aura un avant et un après » la loi de santé, avait annoncé la ministre des Affaires sociales et de la Santé en présentant les grandes orientations du texte, en juin 2014. Marisol Touraine a décidé de s’attaquer au système de santé français, qui doit notamment faire face au vieillissement de la population, développement des maladies chroniques ou réussir à s’adapter aux innovations, avec un budget restreint. La loi de santé devait concrétiser la « stratégie nationale de santé », qu’avait lancée Jean-Marc Ayrault en février 2013, afin d’organiser « une véritable continuité entre la prévention, les soins et l’accompagnement autour de la personne et de ses besoins ».

Le projet de loi de santé s’articulait ainsi autour de trois axes :
  • faire de la prévention avant d’avoir à guérir ;
  • faciliter la santé au quotidien ;
  • innover pour consolider l’excellence du système de santé français.
La contestation des professionnels de santé et les débats parlementaires sont largement venus modifier le texte qui est passé de 57 à 227 articles. Retour chronologique sur  l’adoption de la loi de modernisation de notre système de santé.

(...)

Gazette Santé Social, 18/07/2016.
Article intégral en ligne : http://www.gazette-sante-social.fr/29570/loi-sante-deux-ans-de-travaux-pour-parvenir-au-texte-definitif

jeudi 21 juillet 2016

De la loi de 1975 à la mise en place des Ad’Ap : la difficile lutte pour l’accessibilité des personnes handicapées

Le 30 juin 1975, la première loi sur l'accessibilité des lieux publics aux personnes handicapées était publiée. Depuis, et malgré l'avancée de la loi dite "Handicap" de 2005, si les avancées sur l'accessibilité sont réelles, elles ne permettent toujours pas aux personnes handicapées d'être totalement incluse dans la société.


Si la loi Handicap de 2005 avait été respectée, au 1er janvier 2015, tous les établissements recevant du public (ERP) auraient été accessibles aux personnes handicapées. A quelques mois de l’échéance, face aux retards accumulés, le gouvernement a préféré créer les agendas d’accessibilité programmés (Ad’Ap). Officiellement, la loi accessibilité est entrée en vigueur le 1er janvier 2015 mais les agendas permettent aux établissements recevant du public d’obtenir des délais de 3 à 9 ans pour se mettre en conformité.
Même avec des délais allongés, c’est une nouvelle course contre la montre qui s’est lancée pour les ERP. Ils avaient jusqu’au 27 septembre 2015 pour déposer en préfecture leurs Ad’Ap. A cette date, seuls 15.600 ERP avaient déposé 10.100 dossiers Ad’AP, alors que le gouvernement attendait théoriquement 450.000 demandes.
Au 1er mai 2016, sur une base d’un million d’ERP, 300 000 d’entre eux sont accessibles, 500 000 sont entrés dans le dispositif (400 000 sont désormais couverts par un Ad’AP, 100 000 ont obtenu une dérogation). Conclusion : 200 000 ERP demeurent inaccessibles et ne sont pas entrés dans le dispositif, malgré les pénalités encourues.

Alors que les premières sanctions pourraient tomber pour les ERP, retour sur les principales étapes du parcours mouvementé de la loi sur l’accessibilité sous la forme d’une frise chronologique disponible en ligne sur le site internet de la revue Gazette santé social.

Gazette Santé Social, 21/07/2016.
Article intégral en ligne : http://www.gazette-sante-social.fr/30411/recap-adap

mercredi 20 juillet 2016

Que va changer concrètement la loi Travail ?

Licenciements, temps de travail, salaires, congés... Ce que va changer cette réforme très contestée pour les salariés et les chefs d'entreprise.

La version définitive de la loi Travail étant validée mercredi 20 juillet à l'Assemblée nationale, il ne restera plus qu'à publier les décrets d'application pour que le texte entre en vigueur.
Très contestée, cette loi que le gouvernement a fait passer à l'Assemblée nationale via le 49-3, va changer en partie l'organisation de la vie des salariés et des chefs d'entreprise. Mais comment précisément ? Difficile de prévoir toutes les conséquences de cette réforme, notamment indirectes. Voici déjà les principaux changements que l'on peut anticiper. (...)
 
L'Obs, 20/07/2016.

lundi 18 juillet 2016

L'obésité réduit l'espérance de vie de 3 à 10 ans

Les kilos s'accumulent et les années de vie se réduisent proportionnellement. Les personnes en surpoids ou obèses peuvent espérer vivre 1 à 10 ans de moins que les autres.

L'obésité réduit l'espérance de vie de 3 à 10 ans
olly18/epictura
 

Surpoids et obésité réduisent l’espérance de vie. L’impact d’un excès de poids est désormais bien connu : diabète, hypertension artérielle, maladies hépatiques… Une équipe internationale vient de chiffrer ses conséquences sur la survie dans The Lancet. Les hommes sont les plus touchés : le risque de mourir avant 70 ans est trois fois plus élevé que chez les femmes.
L’étude livrée par le groupe Global BMI Mortality Collaboration est d’une ampleur inédite dans ce domaine : 3,9 millions d’adultes ont été suivis pendant 13 ans en moyenne. Âgés de 20 à 90 ans à leur entrée, ils ne fumaient pas et ne souffraient pas de maladie chronique lorsque leur IMC a été mesuré.

Jusqu'à dix ans de vie en moins

Comme constaté auparavant, les maladies coronariennes, l’AVC, les maladies respiratoires et le cancer surviennent plus souvent chez des personnes en surpoids ou obèses. Un IMC trop élevé augmente aussi le risque de mourir prématurément, c’est-à-dire avant l’âge de 70 ans. « En moyenne, les personnes en surpoids perdent une année d’espérance de vie et les personnes modérément obèses en perdent trois », illustre le Dr Emanuele Di Angelantonio, co-auteur de l’étude. Les formes les plus sévères d'obésité font quant à elles perdre jusqu'à 10 ans de vie.
Ce sont les hommes obèses qui paient le plus lourd tribut en la matière, loin devant les femmes d’IMC similaire. Ce risque triplé s’expliquerait par leur plus forte résistance à l’insuline, une plus grande accumulation de mauvaises graisses dans le foie, et donc une plus forte prévalence du diabète.




Un effet dose-dépendant

A l’heure où 20 % de la population européenne souffrent d’obésité, ces conclusions sont loin d’être rassurantes. Car comme le rappelle le Pr Sir Richard Peto, co-auteur de l’étude, « l’obésité est la deuxième cause de mortalité prématurée en Europe et en Amérique du Nord après le tabac. » Sur le Vieux continent, un décès prématuré sur sept est dû à l’excès de poids. Outre-Atlantique, c’est un décès sur cinq. Mais les personnes qui pèsent trop peu sont également exposées : la privation a aussi de lourdes conséquences sur l’organisme.



Dans un commentaire associé à l’étude, trois membres des Instituts américains pour la santé (NIH) relativisent toutefois la portée de ces travaux. La mesure de l’IMC est de plus en plus contestée pour évaluer le surpoids et l’obésité. En effet, cette donnée ne tient pas compte de l’impact des comorbidités. L’autre problématique soulevée par de telles publications concerne leur utilisation. Les limites « ne seront probablement pas résolues par des ensembles de données toujours plus large sans développement supplémentaire dans la conception de l’étude », estiment les Dr David Berrigan, Richard Troiano et Barry Graubard.


dimanche 17 juillet 2016

L'épidémie actuelle de Zika devrait s'éteindre d'elle-même dans les trois ans

Washington (AFP) - L'épidémie de Zika en Amérique latine va probablement s'éteindre d'elle-même dans les deux à trois ans et la prochaine grande flambée ne devrait pas se produire avant dix ans, selon des chercheurs.

Il n'existe à ce stade aucun vaccin ni antiviral contre le Zika, transmis principalement par des moustiques Aedes aegypti mais qui peut aussi se transmettre sexuellement (c) Afp
Il n'existe à ce stade aucun vaccin ni antiviral contre le Zika, transmis
principalement par des moustiques Aedes aegypti mais qui peut
aussi se transmettre sexuellement (c) Afp

La pandémie actuelle sur le continent latino-américain ne peut pas être contenue par les moyens existants de contrôle, concluent également ces scientifiques britanniques de l'Imperial College à Londres, dont les travaux paraissent jeudi dans la publication américaine Science.
Les chercheurs soulignent le grand nombre de zones d'ombre qui subsistent sur ce virus,- responsable de cas de malformations congénitales chez les nourrissons -, et d'autres de la même famille, comme la dengue.

Il n'existe à ce stade aucun vaccin ni antiviral contre le Zika, transmis principalement par des moustiques Aedes aegypti mais qui peut aussi se transmettre sexuellement. Le Brésil est particulièrement touché, avec plus de 1,5 million de personnes infectées.
Selon le modèle mathématique utilisé, la prochaine épidémie du virus Zika ne devrait pas se produire avant au moins dix ans mais de petites flambées sont possibles entre temps.
"Nos analyses suggèrent que la propagation de l'infection par le Zika ne peut pas être contenue et que l’épidémie s'éteindra d'elle-même dans les deux à trois ans", explique le professeur Neil Ferguson, de la faculté de santé publique de l'Imperial College, principal auteur de ces travaux.

"Cette étude exploite toutes les données disponibles pour comprendre comment cette épidémie va évoluer, ce qui permet d'évaluer la menace", ajoute-t-il.
Etant donné que le virus ne peut pas infecter la même personne deux fois grâce au système immunitaire qui produit des anticorps, l'épidémie atteint un stade où il y a trop peu de personnes n'ayant pas encore été infectées pour que la transmission se poursuive, expliquent ces chercheurs.
C'est la raison pour laquelle une nouvelle épidémie de grande ampleur ne peut pas redémarrer avant au moins dix ans, quand une nouvelle génération n'aura pas encore été exposée au Zika.

Cette évolution est similaire à celle observée pour d'autres épidémies dont celle du chikungunya, un virus similaire au Zika, pour laquelle on a pu observer des flambées explosives suivies de longues périodes avec seulement quelques cas.
(...)

Sciences et avenir,  17/07/2016.
Article intégral en ligne : http://www.sciencesetavenir.fr/sciences/20160714.AFP1525/l-epidemie-actuelle-de-zika-devrait-s-eteindre-d-elle-meme-dans-les-trois-ans.html?xtor=RSS-16

samedi 16 juillet 2016

Population, chômage, salaires... : la carte d'identité des nouvelles régions

Tour d'horizon des informations clés des 13 nouvelles régions métropolitaines

Depuis ce début de semaine, les 13 nouvelles grandes régions de France ont toutes un nom, qui doit encore être validé par un décret du Conseil d'Etat. L'occasion de faire un tour d'horizon des principales caractéristiques de nos nouveaux territoires, qui présentent désormais des caractéristiques plus proches les uns des autres que les anciennes régions. 
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Car "en augmentant la taille des régions", comme le souligne l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), "le nouveau découpage atténue logiquement les différences, tant au niveau démographique qu'économique." Par exemple, les régions ayant les populations les plus âgées fusionnent avec des régions dont le vieillissement est moins marqué, comme le Limousin et le Poitou-Charentes avec l'Aquitaine.
La carte des nouvelles régions avec leur nouveau nom© Photo Sud Ouest
Nom, population, PIB, salaire, chômage, pauvreté : la carte d'identité des 13 nouvelles régions métropolitaines (cliquez sur le nom de la région qui vous intéresse).
- Nouvelle-Aquitaine
- Grand-Est
- Auvergne-Rhône-Alpes
- Bourgogne-Franche-Comté
- Bretagne
- Centre-Val de Loire
- Corse
- Île-de-France
- Occitanie
- Hauts-de-France
- Normandie
- Pays de la Loire
- Provence-Alpes-Côte d'Azur

- Pour voir comment les régions s'en sortent les unes par rapport aux autres, cliquez ici

Sud-ouest, 01/07/2016.
Article intégral en ligne : http://www.sudouest.fr/2016/06/30/population-chomage-salaires-la-carte-d-identite-des-nouvelles-regions-2419270-6058.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20160701-[zone_info]