mercredi 29 mai 2019

Fin de vie: 7 questions pour tout savoir sur les directives anticipées

Les directives anticipées permettent d’exprimer ses volontés concernant les décisions médicales à prendre au moment de sa fin de vie. On fait le point sur leur fonctionnement.


Les derniers rebondissements de l’affaire Vincent Lambert, ce patient tétraplégique en état végétatif depuis 2008, ont remis sur le devant de la scène les directives anticipées. Depuis 2005, la loi Leonetti permet à toute personne majeure de mettre par écrit ses volontés concernant la prise en charge médicale dont elle souhaite bénéficier pour sa fin de vie. Ce dispositif, qui vise à faire connaître vos décisions dans le cas où vous ne seriez plus en mesure de les exprimer, est encore mal connu de la population. Actuellement, seuls 13% des Français ont rédigé leurs directives anticipées. Sur quelles situations portent-elles? Où et comment les rédiger? Comment les faire connaître? Le Figaro fait le point.

1. À quoi servent les directives anticipées?

Il s’agit d’un document écrit dont le but est d’exprimer vos souhaits concernant les décisions médicales à prendre lorsque vous serez en fin de vie. Cette démarche n’est évidemment pas obligatoire, mais elle permet de faire connaître vos volontés dans le cas où vous auriez perdu définitivement conscience ou dans l’incapacité de vous exprimer, comme cela peut arriver après un accident ou à l’issue d’une maladie grave. Vos directives anticipées permettront alors aux médecins et à vos proches de connaître vos volontés. Et comme le veut la loi, ils auront alors l’obligation de les respecter. «Bien sûr, envisager à l’avance cette situation est difficile, voire angoissant. Mais il est important d’y réfléchir», souligne le ministère de la Santé dans un document mis en ligne.


vendredi 16 juin 2017

Fin de vie, et si on parlait dernières volontés, directives anticipées, testament ?

Après la campagne du ministère de la santé "Fin de vie et si on en parlait ?", c'est au tour du Conseil constitutionnel de se prononcer sur la question et c'est une première !
Aprés avoir pris connaissance de la campagne vous vous posez toujours des questions notamment sur les dernières volontés des personnes en fin de vie, les directives anticipées, les obligations des médecins. Le Conseil constitutionnel vient d'apporter des réponses juridiques mais aussi d'éthique dans sa et c'est une première !


N'hésitez pas à lire cette décision et suivre l'audience qui l'a précédée en visionnant cette
Il en ressort que lorsque tout va bien, mieux vaut prévoir par écrit ses dernières volontés, à savoir :
- ses directives anticipées au cas où
- la désignation d’une personne de confiance
- le sort des organes après sa mort
- la rédaction d’un testament.
Pas simple ? Voyons un peu !

C’est quoi les directives anticipées ?

C’est une datée et signée de votre main qui exprime votre volonté en cas de maladie ou d’accident graves sur les points suivants :
- pas d’acharnement thérapeutique,
- limiter ou arrêter les traitements qui vous seront prescrits,
- être soulagé des souffrances même si cela entraîne votre décès,
- subir une intervention chirurgicale,
- être mis sous respiration artificielle ou non
- droit de laisser mourir
- mise en œuvre d’une sachant qu’il ne s’agit pas d’euthanasie (non légalisée en France) dans l’éventualité où vous seriez atteint d’une affection grave et incurable dont le pronostic vital est engagé et dont les traitements ne soulagent pas ou plus la souffrance.  Egalement en cas de souffrance insupportable parce que vous avez prévu, dans votre directive anticipée, d’arrêter un traitement.
Et c'est votre droit.
Ne pas oublier d’indiquer vos nom et prénom, vos date et lieu de naissance.
Vos directives anticipées s’imposent au médecin pour toute décision de traitement, d’intervention ou d’investigation, sauf dans deux cas :
- en cas d’urgence vitale, le temps d’évaluer votre situation (par exemple en cas de réanimation suite à un accident de santé brutal)
- les directives anticipées sont inappropriées ou non conforme à la situation médicale. Le médecin doit alors rendre sa décision à l’issue d’une procédure collégiale.
La décision de refus d’application des directives anticipées doit être portée à la personne de confiance, à défaut à la famille ou à des proches.
Pour être accessibles (il n’existe pas de fichier central comme pour les testaments), vos dernières volontés doivent être confiées à un membre de votre famille, à un proche et à votre personne de confiance. Si vous préférez, vous pouvez leur indiquer le lieu où vous les conserver.
Une copie de vos directives doit être remise à votre médecin traitant.
Les directives anticipées n’ont pas de durée limite mais vous pouvez les modifier à tout moment et même les annuler.