Minimum vieillesse à 1 041 euros pour la France insoumise, gêne chez les Républicains, départ à 60 ans si le salarié a bien 40 années de cotisations pour le RN : voici les positions de LFI, LR, PS, RN et Verts.
La France insoumise (LFI)
Pour
un départ à 60 ans en cas de carrière complète mais aucune pension
inférieure au smic (1 326 euros), le parti de Jean-Luc Mélenchon
propose :
- un minimum vieillesse à 1 041 euros, c’est-à-dire au-dessus du seuil de pauvreté ;
- une augmentation des salaires, par décret en ce qui concerne le smic, pour augmenter le montant des cotisations. Une hausse de 1 % « c’est 2,5 milliards d’euros de cotisations en plus », selon le numéro 2 de LFI, Adrien Quatennens ;
- la suppression de l’inégalité des salaires entre femmes et hommes ;
- « une contribution des revenus du capital » ;
- « la réhabilitation de la cotisation ».
Les Républicains (LR)
Les
Républicains sont gênés sur cette réforme, qui s’inscrit dans la
continuité de chantiers lancés par la droite, que ce soit l’alignement
du public sur le privé – tenté par Alain Juppé en 1995, engagé ensuite
en 2003 par Jean-Pierre Raffarin – ou les régimes spéciaux – qu’avait
commencé Nicolas Sarkozy en 2007.
Le député Eric Woerth a d’ailleurs appelé le gouvernement à « terminer le travail » sur les régimes spéciaux. S’en prenant à la méthode, le président des Républicains, Christian Jacob, a fustigé de « fausses promesses ». Le comité stratégique du parti a déploré « un projet flou sans ligne directrice qui génère inquiétude et anxiété ».
Sur le fond, LR veut préserver le pouvoir d’achat des retraités en refusant « toute hausse des cotisations ou toute baisse des pensions ». « L’âge
de départ devra être progressivement aligné sur la hausse constatée de
l’espérance de vie, tout en tenant compte de la pénibilité de certaines
carrières ».
Le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, estime qu’il faut « garantir la valeur du point pour garantir le pouvoir d’achat », et ce par « une augmentation de l’âge de la retraite, à 64 puis 65 ans ».
