vendredi 29 décembre 2017

Les inégalités dans le monde, en hausse depuis quarante ans

Selon un rapport, les 1 % les plus riches ont profité deux fois plus de la croissance des revenus que les 50 % les plus pauvres. Et entre les deux les revenus ont stagné ou baissé.


La tendance est indiscutable : depuis une quarantaine d’années, les inégalités augmentent dans presque tous les pays du monde. C’est ce que montre le premier rapport, publié jeudi 14 décembre, des chercheurs réunis au sein du projet World Wealth and Income Database (WID, base de données sur le patrimoine et le revenu), parmi lesquels l’économiste Thomas Piketty.
Depuis les années 1980, affirment-ils, les 1 % les plus riches ont profité deux fois plus de la croissance des revenus que les 50 % les plus pauvres. Et pour ceux qui sont entre les deux (les classes moyennes, pour faire simple), les revenus ont soit stagné, soit baissé.
« Ces 50 % du bas ont bénéficié de forts taux de croissance [de leurs revenus], alors que la classe moyenne mondiale (dans laquelle on retrouve les 90 % des individus les plus pauvres en Europe et aux États-Unis) voyait la croissance de son revenu comprimée », précise le rapport.

 
(...)
 
Article intégral en ligne : http://www.lemonde.fr
Source : Le Monde, 14/12/2017.

samedi 23 décembre 2017

« France, portrait social », radiographie fine des habitudes des Français

L’Insee a publié son bulletin annuel sur les Français. L’occasion de connaître les évolutions dans le domaine de l’emploi ou encore de savoir qu’un Français sur deux a été au cinéma durant l’année.


 
 
Rapport complet sur le site de l'Insee : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3197289

« France, portrait social », Coll. « Références », Insee éd. 2017, 272 p., 19,8 €
L’Insee, qui publie ses statistiques tout au long de l’année, compile une fois par an ses données pour dresser le bulletin de santé économique et sociale de la France et de ses habitants. Ce recueil de tableaux et de chiffres s’accompagne aussi d’un coup de projecteur sur certaines thématiques particulières.

Analyse à la loupe du Français médian

L’édition 2017, parue fin novembre, s’ouvre avec plusieurs dossiers consacrés à l’étude des unions libres, à l’évolution des catégories d’emploi ou aux effets des dernières réformes fiscales de l’ère Hollande.
L’ouvrage s’attarde aussi très longuement sur « les ménages à revenus médians ». L’occasion de scruter à la loupe les caractéristiques de cette France moyenne, disposant d’un revenu compris entre 1 510 et 1 850 euros net par mois (après impôts et prestations sociales) pour un célibataire, entre 2 225 et 2 775 euros pour un couple et entre 3 170 et 3 885 euros pour une famille avec deux jeunes enfants.

Des informations de tous ordres sur les habitudes des Français

La seconde partie de la revue est plus synthétique, s’attachant à radiographier les modes de vie de la population en reprenant les derniers chiffres en matière de démographie, de travail, de revenus. Au hasard des pages et au fil des tableaux, on y pioche des informations de tous ordres.
Ainsi, on découvre que 57 % des Français ont été au moins une fois au cinéma durant l’année. Ou que la part des familles monoparentales a presque doublé depuis 1990, passant de 12,4 % à plus de 20 % en 2014. Et que le taux de bacheliers dans une génération, qui ne dépassait guère 30 % il y a quarante ans, approche désormais la barre symbolique des 80 %, avec un taux de 79 % en 2016.
Source : LaCroix.com, 10/12/2017, Mathieu Castagnet.

jeudi 7 décembre 2017

Portrait de la France qui se lève tôt pour gagner peu

L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) publie ce mardi 21 novembre « un éclairage sur les personnes, ni riches, ni pauvres, mais situées au milieu de l’échelle des niveaux de vie en France, et souvent peu étudiées » lit-on en préambule de l’étude. L’Institut a choisi de décrire « les caractéristiques sociodémographiques de ces personnes, leur situation sur le marché du travail, leurs revenus et patrimoine, leur conditions de vie et enfin le logement » entre 1996 et 2014.


Cette étude concerne environ 19% de la population française, soit 11,6 millions de personnes dont « le niveau de vie est compris entre 90% et 110%  du niveau de vie médian (soit entre 1 510 et 1 850€ nets par mois en 2014) » en France métropolitaine. Dans cette population ciblée à travers son revenu, six ménages sur dix comptent au moins une personne en emploi tandis qu’un tiers des ménages sont des retraités. Au niveau individuel,  54%  des personnes qui entrent dans cette tranche de revenu sont en emploi, souvent en CDI et environ 4% sont inscrits au chômage. L’Institut affirme que « 17% des actifs appartenant à un ménage médian travaillent à temps partiel, soit une part proche de celle des ménages plutôt aisés et aisés (14%), mais bien moindre que pour les ménages pauvres (37%) et modestes (25%)».

Avec 25% de sans diplômes et 28% de personnes titulaires d’un BEP ou d’un CAP, les Français aux revenus médians déclarent à 66% être en difficulté financière, soit 5% de plus que la moyenne de la population française. Photo : Philippe Huguen/AFP
Avec 25% de sans diplômes et 28% de personnes titulaires
d’un BEP ou d’un CAP, les Français aux revenus médians déclarent
à 66% être en difficulté financière, soit 5% de plus que la moyenne
de la population française. Photo : Philippe Huguen/AFP

61% des actifs sont ouvriers ou employés

Comme « 61%  des actifs sont ouvriers ou employés » on pourrait croire en lisant rapidement ces chiffres que la stabilité de l’emploi est grande tandis que la précarité de l’emploi et le chômage toucheraient peu les ouvriers et les employés. Or, ces 11,6 millions de Français sont classés à partir de leur « niveau de vie médian ». Quand le chômage ou le travail précaire diminue le revenu d’un individu, sort de cette catégorie statistique pour rejoindre les « ménages modestes dont le revenu est compris entre 60% et 90% de la médiane », voire les « ménages pauvres dont le niveau de vie est inférieur à 60% de la médiane ». Mais l’étude de l’INSEE omet d’apporter ces précisons qui sont pourtant indispensables pour bien comprendre la signification réelle des chiffres publiés dans cette étude, via un tri sélectif constant. Perdre son boulot ou subir un temps partiel contraint vous met très vite en dessous du revenu mensuel compris entre 1 510 et 1 850€ nets par mois et vous fait sortir de ce groupe médian.

(...)

Source : L'Humanité, 21/11/2017.
Article intégral en ligne : https://www.humanite.fr

mercredi 31 mai 2017

Dix graphiques qui illustrent les inégalités en France

Le deuxième rapport de l’Observatoire des inégalités souligne les écarts persistants de situation dans de nombreux domaines.


Dans l’ambitieuse devise de la France « liberté, égalité, fraternité », le deuxième point tient davantage, dans les faits, de l’idéal que de la réalité, tant les écarts de situation persistent entre les citoyens. C’est ce que relève le deuxième rapport de l’Observatoire des inégalités, publié jeudi 1er juin. Cette association, qui rassemble depuis 2003 une trentaine d’experts et chercheurs, s’appuie sur des statistiques diverses (Insee, ministères…) et travaux universitaires pour dresser un état des lieux des domaines où il est « urgent d’agir » pour réduire les décalages.

Plus d’un quart des revenus pour 10 % de la population

La première des inégalités est financière et concerne les revenus. Malgré le système de redistribution (impôts et prestations sociales), les 10 % des Français les plus riches possèdent à eux seuls plus du quart des revenus, soit dix fois plus que les 10 % les plus pauvres.

(...)

Article intégral en ligne sur le site internet du journal Le Monde, 30/05/2017 : http://www.lemonde.fr

mercredi 29 juin 2016

Le revenu salarial des Français, en baisse depuis 2009

20 353 euros : c’est en moyenne le salaire net annuel des Français en 2013, selon une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), un chiffre en baisse de 0,4 % par rapport à 2012.

Selon l’Insee, en 2013, les salaires nets perçus par les Français sont en baisse de 0,4 % en moyenne. Une évolution qui cache des disparités, notamment entre hommes et femmes.

Le revenu salarial annuel est, selon l’Insee, « la somme de tous les salaires nets perçus par une personne dans une année ». Les derniers résultats concernent l’année 2013, pour laquelle il apparaît que ce revenu est en baisse de 0,4 % par rapport à 2012. Mais si on remonte plus loin, le revenu salarial paraît progresser de 0,6 % par rapport à l’année 2011. 2013 semble en fait être la deuxième meilleure année aux revenus salariaux les plus élevés depuis le début des calculs de l’Insee sur le sujet.
(...) 


Le Monde, 29/06/2016.