mercredi 2 mars 2016

La sélection du mois de février d'Infirmiers.com


Chaque mois, la rédaction d'Infirmiers.com vous propose ses conseils de lecture… Une nouvelle rubrique comme une occasion d'affûter sa curiosité et de parfaire son savoir dans bien des domaines !

Le burn-out à l'hôpital, 5e édition

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La résistance au stress et les stratégies d'adaptation sont particulièrement sollicitées dans la relation au patient mais aussi du fait de conditions d'exercice éprouvantes. La détresse du patient est directement liée aux burn-out des soignants ou "syndrome d'épuisement professionnel des soignants (SEPS)", en raison du phénomène de déshumanisation de la relation soignant-soigné. Les auteurs font le point sur les facteurs de stress spécifiques, sur les stratégies d'adaptation et indiquent les instruments d'évaluation d'un burn-out. Ils accordent ensuite une large part aux réponses institutionnelles et individuelles pour remédier au SEPS, débouchant sur les possibilités de prévention. Cette nouvelle édition tient compte de l'évolution de ce syndrome ces 15 dernières années et propose des réponses adaptées, notamment par la médecine du travail. Portant un regard pluridisciplinaire sur ce thème d'actualité, cet ouvrage est destiné aux soignants en formation continue et aux étudiants en IFSI, aux cadres de santé, aux directions administratives des hôpitaux, aux médecins et à tous les professionnels de santé.
Comment une société peut-elle tolérer que ceux auxquels elle confie sa santé et souvent sa mort… s'épuisent en donnant tant aux autres ? .
• Le burn-out à l'hôpital. Le syndrome d'épuisement professionnel des soignants. 5e édition. Pierre Canouï, Aline Mauranges, avec la participation d'Anne Florentin, Editions Elsevier Masson, septembre 2015, 26 €.

Soigner aux rythmes du patient

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Le patient a toujours vécu sa maladie aux rythmes des thérapeutiques et des connaissances de son temps. Il en est de même aujourd’hui, mais le monde du XXIe siècle constitue un tel basculement, avec notamment les progrès en génétique et dans le traitement numérique des données, que le vécu de la maladie comme les soins s’en trouvent considérablement modifiés. Les soignants, qui veulent faire le mieux possible, se sentent parfois obligés d’amener le patient à suivre les derniers protocoles en vigueur et les dernières avancées technologiques au détriment de ce que peut réellement demander le malade. Ce dernier est quant à lui souvent écartelé entre la demande de techniques repoussant toujours plus les limites et la volonté qu’on respecte ses rythmes. Ce livre invite à réfléchir sur les difficultés d’ajustement entre les rythmes des annonces et des protocoles et les rythmes du patient. De nos jours, les façons différentes dont le patient et le soignant ressentent les temporalités génèrent des tensions et complexifient les situations, les malades faisant des demandes qui semblent parfois contradictoires et peuvent rester sans réponse. Ces demandes viennent surtout rappeler aux professionnels qu’il n’est ni éthique ni efficace de vouloir faire avancer les malades à des rythmes qui ne seraient pas les leurs.
Les soignants trouveront dans ce livre des repères pour soigner chaque patient singulier dans l’ici et maintenant et respecter ses rythmes.
• Soigner au rythmes du patient. Les temporalités du soin au XXIe siècle, Alain de Broca, Editions Seli Arslan, janvier 2016, 19,50 €.

samedi 21 novembre 2015

DOC HEBDO N°58 - du 19 au 25 novembre 2015

Retrouvez et téléchargez le bulletin numérique de revue de presse DOC HEBDO N°58 du DPFI de Lormont qui présente l'actualité du 19 au 25 novembre 2015 via ce lien : https://drive.google.com/file/d/0B8K6AGV2iEkDS3IyeElRT2Q1azA/view?usp=sharing

Retrouvez les anciens numéros du Doc Hebdo sur cette page : http://actu33.blogspot.fr/p/doc-hebdo-du-dpfi.html

https://drive.google.com/file/d/0B8K6AGV2iEkDS3IyeElRT2Q1azA/view?usp=sharing

 

lundi 1 décembre 2014

Un long dimanche de travail

Voilà une affaire qui remonte loin. Même Dieu, dit la Bible, s'est reposé le septième jour après son harassant travail de création du monde. Et, en 321, l'empereur chrétien Constantin 1er décrète le dimanche jour de repos légal dans l'Empire romain. Le débat sur l'opportunité du travail le dimanche est presque aussi ancien. La réforme que va proposer Emmanuel Macron, le ministre de l'économie, mercredi 10  décembre, aura donc un air de déjà-vu. Celui d'une querelle qui oppose la liberté de choix au confort social d'un jour de pause unique, le même pour tous.
Le plus ardent défenseur du repos du septième jour a bien sûr été l'Eglise, qui voulait s'assurer que ses ouailles fréquenteraient bien les lieux de culte le jour du Seigneur.
Et, paradoxalement, ce sont les forces de progrès de la société qui se sont insurgées contre cette pause obligatoire. Voltaire la condamnait au nom de l'économie et Montesquieu au nom de la morale. La Révolution française a donc supprimé le repos dominical. La Restauration l'a rétabli, puis la République l'a aboli. Il n'a pris l'allure d'une conquête sociale qu'avec la loi de 1906. Et encore, cette obligation était grevée de tellement d'exceptions faciles à obtenir que la vraie mise en œuvre du dimanche chômé n'est intervenue qu'en  1919, en même temps qu'était imposée la journée de huit  heures.
Qu'il est donc long et tortueux ce chemin du travail du dimanche ! Et lourd de symboles aussi. Comme les anticléricaux de la IIIe  République le rejetaient au nom de la laïcité, les syndicats d'aujourd'hui s'opposent à sa disparition au nom du respect de la vie de famille. Reste, comme Voltaire, l'argument économique. C'est lui qui prédomine en ces temps de croissance nulle et de chômage virulent.
Une " vraie loi "Donner de l'oxygène aux entreprises est une priorité. Et leur oxygène, c'est la liberté d'ouverture des commerces. Le seul problème est que les expériences menées en France ne démontrent pas une grande efficacité économique de cette mesure, surtout pour le petit commerce.
Trois arguments militent néanmoins pour une " vraie loi ". D'abord celui du tourisme. Plus de 30  millions de touristes visitent Paris chaque année. Pour eux, et pour ceux qui les servent, ne pas travailler le dimanche serait incompréhensible, surtout au regard des autres capitales européennes. C'est pour cela que les Champs-Elysées, comme d'autres zones, sont exemptés de cette obligation. Le boulevard Haussmann devrait, évidemment, en faire partie. Ensuite, les habitudes de consommation ont évolué. Pour les actifs urbains, le dimanche est un des rares moments où ils peuvent consommer. Faut-il se priver de cette manne ? Enfin, la situation actuelle est absurde tellement elle est mitée par les exceptions, facteurs d'injustices et d'inefficacité, comme en  1906. Pour une fois qu'une loi pourrait permettre une simplification, on aurait tort de s'en priver.
Philippe Escande


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© Le Monde02/12/2014

dimanche 30 novembre 2014

Actualités

Le 9 décembre 2014 , intervention du groupe GENEPI sur la plage d'intervention de préparation aux concours de Travail social (14h -17h EFMS de Talence) avec Marie - Claudine DUBOIS Formatrice

Merci de consulter le site carceropolis.fr


Bonne semaine à tous ;

lundi 24 novembre 2014

Violences faites aux femmes : un fléau qui persiste en France

Une femme décède tous les trois jours sous les coups de son compagnon en France. La violence à l'égard des femmes reste un fléau, avec des milliers de victimes, des taux de plaintes encore très bas et de lourdes conséquences sociale


À la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes mardi 25 novembre, le gouvernement rappelle que chaque année plus de 216.000 femmes sont victimes de violences commises par leur partenaire. Seules 16% déposent plainte. En outre, 86.000 femmes rapportent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol. Seulement 10% d’entre elles déposent plainte, selon le ministère des Affaires sociales et des Droits des femmes.
En dehors des conséquences psychologiques et sociales, ce phénomène a un coût économique, évalué par le ministère à 3,6 milliards d’euros par an, en termes d’aides sociales, de soins et surtout de perte de capacité de production.
« Volonté politique trop faible »
« En France, l’arsenal législatif n’est pas mauvais mais c’est la volonté politique qui est trop faible », déplore Caroline De Haas, l’une des fondatrices de «Osez le féminisme !». Il y a un an, le gouvernement s’est pourtant engagé à faire de la lutte contre ce fléau une « priorité ».
Le 4e plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016) prévoyait ainsi la généralisation du téléphone « grand danger » », le développement de dispositifs pour faciliter les dépôts de plainte ou la formation des professionnels à la gestion des violences intrafamiliales. Y figurent aussi un meilleur accueil des femmes étrangères fuyant des violences et la création de 1.650 solutions supplémentaires pour garantir l’accès à un hébergement d’urgence d’ici 2017.
À l’adresse des hommes violents, il existe désormais des stages de responsabilisation pour prévenir la récidive.

L'homme qui " répare les femmes "

L'obstétricien Denis Mukwege soigne depuis quinze ans les victimes de viols en République démocratique du Congo



les ne savent pas si elles doivent continuer à vivre. Le corps en souffrance, elles ne se sentent plus femmes et vivent avec la peur au ventre. Adolescentes, jeunes mères, parfois grands-mères, elles ont été violées par des militaires. Dans ce coin de la République démocratique du Congo, au Sud-Kivu – une région riche et convoitée où des groupes armés s'affrontent depuis vingt ans –, " les femmes sont les premières victimes et leurs vagins sont devenus des champs de bataille ", dit une voix off, en introduction de Congo, un médecin pour sauver les femmes.
Un documentaire qui met en lumière le travail remarquable de Denis Mukwege, 59 ans, pressenti deux fois pour le prix Nobel de la paix et récompensé par le prix Sakharov pour la liberté de pensée 2014.
Perte d'identité
En  1999, en pleine guerre civile, ce chirurgien-gynécologue ouvre l'hôpital Panzi à Bukavu, sa ville natale, pour permettre aux futures mères d'accoucher sereinement. Mais sa première patiente n'attend pas un enfant : elle a été victime d'un viol. Cette année-là, il soignera 45 femmes qui ont été sexuellement agressées. Trois fois plus l'année suivante.

Lire la suite Le Monde 25/11/2014

A Paris, la pollution équivaut à du tabagisme passif

Pour la première fois, les particules ultra fines dans l'air, les plus nombreuses et nocives, ont été mesurées


L'imOMSage fait frémir : le 13  décembre  2013, les rues de Paris étaient aussi polluées qu'une pièce de 20  m2 occupée par huit fumeurs. La capitale subissait alors un épisode de pollution extrêmement dense, dû au trafic routier, au chauffage au bois et aux activités industrielles. A 18  heures, le ciel était chargé de 6  millions de particules très fines par litre d'air, 30 fois plus que la normale. L'atmosphère pour un Parisien était assimilable à du tabagisme passif.
Ces données inédites, rendues publiques lundi 24  novembre, ont pu être établies grâce au ballon de Paris, installé au-dessus du parc André-Citroën, dans le 15e  arrondissement, et équipé depuis dix-huit mois d'un appareil laser, mis au point par le CNRS, capable de mesurer en continu les nanoparticules présentes dans l'air. Ces particules ultra-fines, dont le diamètre est inférieur à 0,1 micromètre (µm), sont extrêmement nocives pour la santé humaine, car elles pénètrent profondément dans les poumons, entrent dans la circulation sanguine et peuvent atteindre les vaisseaux du cœur.
Sept millions de décès


Les jouets ont-ils un sexe ?

L’industrie du jouet propose aux plus jeunes un monde fait de rose et de bleu. Elle semble ainsi faire le lit de stéréotypes éculés. 
Problème : les enfants en redemandent…
Des petits garçons jouant à la poupée ou à la dînette, des petites filles avec une grue ou une voiture télécommandée… À l’approche de Noël 2012, le catalogue de jouets édité par les supermarchés Super U détonnait : il était « non sexué ». Il n’en fallait pas plus pour que les réseaux sociaux et les médias s’embrasent : d’un côté, on se félicitait qu’une enseigne rompe enfin avec les stéréotypes. De l’autre, on dénonçait une « propagande » en faveur de la « théorie du genre ».


jeudi 6 novembre 2014

L'effet placebo, de " la poudre de perlimpinpin ", vraiment ?

Longtemps décrié, le mystérieux mécanisme apparaît désormais comme une option thérapeutique sérieuse


Sur le Larousse, il s'agit d'une " préparation dépourvue de tout principe actif, utilisée à la place d'un médicament pour son effet psychologique, dit effet placebo” ". Selon le site Santé-médecine. net, ce phénomène s'expliquerait par " un mécanisme d'autosuggestion capable de soulager les symptômes ressentis par un individu à la suite de la production d'endorphines par le cerveau ". Pour le psychiatre Patrick Lemoine, c'est plus prosaïquement de la " poudre de perlimpinpin ". Un effet qu'on observe " mais qu'on n'explique pas ", note un autre médecin.
Autrement dit, l'effet placebo demeure une sorte de mystère. Qui échappe à la raison et se dérobe à la logique des scientifiques. C'est, en réalité, l'effet de quelque chose qui n'a aucun effet. Et pourtant, il existe, et il est loin d'être marginal, ainsi que le démontrent les nombreux exemples donnés dans ce documentaire.
Dès les années 1940, durant la seconde guerre mondiale, un médecin qui manquait de morphine avait relevé le phénomène et constaté que les souffrances de ses patients s'apaisaient aussi bien avec une substance sans effet thérapeutique. Le sujet, longtemps resté un objet de polémique, est désormais pris très au sérieux et mobilise de nombreuses équipes de chercheurs à travers le monde.
Résultat, même s'il reste globalement inexplicable, le mécanisme est aujourd'hui un peu mieux connu. On a, par exemple, pu noter que l'effet n'a pas seulement le mérite de soulager les petits maux de tête et les nausées, mais aussi celui de produire une action bénéfique sur des pathologies beaucoup plus lourdes, comme les maladies neurodégénératives.
Grâce à l'imagerie médicale, des chercheurs ont pu constater que le cerveau d'un malade de Parkinson s'était remis à produire de la dopamine après absorption d'un placebo. Aux Pays-Bas, des patients qui ont cru être opérés pour une adhérence pelvienne ont guéri comme ceux passés sous le bistouri. Mieux : des expériences récentes tendent à démontrer que le placebo serait aussi efficace sur des sujets conscients. Les zones d'ombre demeurent !
Olivier Zilbertin

L'Effet placebo, d'Emmanuel Sapin et Pascal Goblot ARTE
(France, 2014, 50 min).
© Le Monde

mardi 4 novembre 2014

Travailler en horaires décalés accélère le vieillissement cognitif

Travailler de nuit ou en horaire décalés pendant une longue période nuit à la santé. C'est ce que révèle une étude franco-britannique publiée dans la revue médicale Occupational and Environmental Medicine, mardi 4 novembre. Selon ce document, le vieillissement cognitif est accéléré par ce type de rythme de travail.
Pendant dix ans, ces chercheurs ont ainsi suivi 3 000 salariés du sud de la France, âgés de 32 à 62 ans au début de l'étude, travaillant dans tous les secteurs de production et dont la moitié avaient travaillé en horaires décalés pendant au moins 50 jours au cours de l'année.
Leurs capacités cognitives (mémoire, attention, vitesse de réaction) ont été mesurées à trois reprises (1996, 2001 et 2006) lors de tests neuropsychologiques.
L'étude a permis de montrer que ceux qui avaient eu un travail posté pendant dix ans ou plus, présentaient un déclin cognitif – processus naturel chez toute personne vieillissante – nettement plus rapide que les autres.

Les conseils de la Cnil pour mieux maîtriser la publication de photos sur internet

Chaque jour des millions de photographies sont partagées sur les réseaux sociaux. Comme le souligne la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), « les photos occupent aujourd’hui une place centrale dans l’activité numérique des internautes : on les publie, on les partage, on les commente, on tague ses amis… Elles représentent aussi un véritable enjeu économique pour les acteurs d’internet ».
Afin de mieux maîtriser leur publication, la Cnil vient de mettre à jour une fiche pratique qui propose 10 conseils pour partager des photographies sans se surexposer :
  • 1. Adaptez le type de photos au site sur lequel vous les publiez.
  • 2. Limitez l’accès aux photos que vous publiez sur les réseaux sociaux.
  • 3. Réfléchissez avant de publier une photo.
  • 4. Demandez l’autorisation avant de publier une photo de quelqu’un.
  • 5. Utilisez avec modération les outils de "tags" (identification) de personnes et la reconnaissance faciale.
  • 6. Contrôlez la manière dont vous pouvez être identifiés ("tagués") sur les photos dans lesquelles vous apparaissez et qui sont publiées sur les réseaux sociaux.
  • 7. Faites régulièrement le tri dans vos photos.
  • 8. Faites supprimer les photos qui vous dérangent.
  • 9. Faites attention à la synchronisation automatique des photos, en particulier sur smartphone, tablette ou sur les nouveaux appareils photos numériques connectés.
  • 10. Ne partagez pas de photos intimes via votre smartphone !
La Cnil a par ailleurs publié dans le 4e numéro de sa lettre « Innovation et Prospective » un dossier consacré à l’analyse des usages de publication et de partage des photos sur internet ainsi que des pratiques d’identification et de reconnaissance faciale.


Publié le 28.10.2014 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)Lettre service-public.fr

Quelle différence entre bénévolat et volontariat ?

Utilisés parfois comme synonymes, le bénévolat et le volontariat représentent deux formes d’engagement individuel au service de la collectivité qui diffèrent largement en terme de statut.
Le bénévolat n’est encadré par aucun statut juridique. Il n’y a donc pas de texte officiel permettant de le définir. Un avis du Conseil économique et social du 24 février 1993 en propose une définition : « Est bénévole toute personne qui s’engage librement pour mener une action non salariée en direction d’autrui, en dehors de son temps professionnel et familial ». L’engagement du bénévole est totalement libre, sans obligations d’horaires, sans contrepartie, sans rémunération, sans condition d’âge.
Comme le bénévolat, le volontariat est une collaboration désintéressée, mais il donne lieu, lui, à un engagement contractuel et exclusif. Le volontaire est engagé à temps plein et pour une durée définie. Il peut être indemnisé - cette indemnité n’ayant pas le caractère d’un salaire ou d’une rémunération - et il bénéficie le plus souvent d’une couverture sociale. Le volontariat est accessible aux jeunes à partir de 16 ans (18 ans pour une mission à l’international) sans condition de diplôme.
Les conditions varient selon les dispositifs mis en place, voici les principaux contrats proposés :
  • le service civique (l’indemnité est prise en charge par l’Etat)
  • le service volontaire européen (SVE)
  • le volontariat international en entreprise (VIE)
  • le volontariat international en administration (VIA)
  • le volontariat de solidarité internationale (VSI).


Publié le 29.10.2014 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)Lettre service-public.fr

dimanche 2 novembre 2014

Oui à la réforme du congé parental

Inciter les pères à s'investir davantage auprès de leurs jeunes enfants permettra de réduire les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, de 24,5  % aujourd'hui


Faut-il se joindre aux protestations contre le projet de réforme des congés parentaux ? Ou au contraire défendre une mesure qui peut contribuer au partage des activités domestiques et à l'insertion des femmes sur le marché du travail ?
Avec un écart de 24,5  % en  2012, les inégalités de rémunérations annuelles entre les femmes et les hommes sont importantes en France. La persistance de cet écart, depuis vingt ans, est frappante, en dépit des nombreuses lois visant à garantir l'égalité des droits des femmes et des hommes. Mais le problème est-il encore de nature juridique ?
Répartition sexuée des métiers
L'analyse statistique des différences de salaires entre les sexes montre que la discrimination, au sens propre du terme, joue assez peu : l'essentiel des écarts provient des différences de durée du travail entre les femmes et les hommes et de la répartition sexuée des métiers. Les femmes ont plus de chances de travailler à temps partiel, et leur orientation professionnelle les concentre dans un petit nombre de professions où les salaires sont en moyenne plus faibles. Pour réduire durablement les inégalités de salaires entre hommes et femmes, il ne suffit donc pas de promulguer une nouvelle loi sur l'égalité des droits. Il faut s'attaquer aux causes de ces inégalités.


Ouvrons enfin les bibliothèques le dimanche !

En France, ces lieux culturels ne sont accessibles, en moyenne, que trente heures par semaine




Pour satisfaire les touristes et soutenir la consommation, le gouvernement veut ouvrir les magasins le dimanche. Il insiste sur la nécessaire modernité mais passe à côté de l'essentiel. Si exception française il y a, c'est celle de la fermeture, le dimanche, de nos bibliothèques. Celles des grandes villes européennes ouvrent le dimanche et tous les jours de la semaine jusqu'à 22  heures, parfois cent heures par semaine, contre trente, en moyenne, en France.
Quand, par exception, les bibliothèques de Montpellier ou Nancy ouvrent le dimanche, c'est ce jour-là que la fréquentation est la plus élevée. Car une bibliothèque a bien plus à offrir qu'une collection de livres. Elle donne libre accès aux nouveaux instruments de l'éducation, la culture et l'information et à Internet.
Pour les étudiants, lycéens et salariés, elle est un lieu de travail individuel ou de réunion pour des projets de recherche, d'association ou d'entreprise. Pour ceux qui n'ont pas accès aux livres, à Internet, à un espace calme et suffisant pour étudier, elle est la pièce indispensable pour construire son avenir. Elle est, grâce au formidable travail que font les bibliothécaires, un espace où chacun peut trouver l'accompagnement nécessaire à son épanouissement personnel.

Des solutions existent


La santé précaire des jeunes de banlieue

Par manque d'information ou d'argent, de plus en plus d'ados et de jeunes adultes ne se soignent pas


L' intérieur ressemble à n'importe quel autre cabinet médical. Un espace d'attente dessert une salle d'examen. A l'extérieur, au bas des gradins du gymnase Auguste-Delaune à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), seule une modeste étiquette signale le centre médico-sportif. C'est cette porte que les ados en sueur, au sortir de leur cours de judo ou d'un match de basket, poussent pour faire soigner un bobo ou obtenir un certificat médical. Ici, pas besoin de rendez-vous ni de débourser un centime. Une aubaine pour ces jeunes, car, comme pour leurs congénères des quartiers populaires, se soigner ne va pas de soi.
D'abord parce qu'ils se sentent rarement malades : 84,4  % des 18-25 ans se déclarent en bon ou très bon état de santé, selon les enquêtes santé et protection sociale de l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé. A Saint-Denis, le docteur Anne Louise Avronsart déplore ce qu'elle juge comme un excès d'optimisme : " Beaucoup d'entre eux n'ont pas vu de médecin depuis la petite enfance et ne se rendent pas compte de leurs pathologies ", explique la jeune médecin.

jeudi 30 octobre 2014

Le suicide est contagieux à l'adolescence

On décrit souvent les adolescents comme des êtres influençables. Une récente étude sur les comportements suicidaires corrobore cette idée. Quand un membre de son entourage a tenté de mettre fin à ses jours, un adolescent a plus de risques de développer des pensées suicidaires, voire d’essayer à son tour de se donner la mort. Deux chercheurs en sociologie de l’université de Memphis se sont penchés sur les données de l’enquête nationale longitudinale sur la santé des collégiens et des lycéens aux États-Unis. Les auteurs ont pris soin de se concentrer sur les jeunes qui n’avaient pas déclaré de comportements suicidaires lors de la première vague de l’enquête, en 1994-1995. Ils ont surveillé l’apparition de telles conduites un an et six ans après la tentative de suicide d’un proche.

À la lueur des résultats, les garçons apparaissent moins vulnérables que les filles : dans les mêmes circonstances, la probabilité de développer des comportements suicidaires est plus grande pour ces dernières. L’hypothèse des auteurs ? Elles seraient plus affectées car elles ont tendance à construire des relations plus intimes avec leur entourage et font davantage preuve d’empathie. Pour les filles comme pour les garçons, l’effet de contagion s’avère également plus fort face à l’acte désespéré d’un ami,
plutôt qu’à celui d’un membre de la famille. D’autres recherches ont mis en évidence le mouvement important d’identification aux pairs, caractéristique de l’adolescence, qui accompagne les efforts de différenciation vis-à-vis de l’entourage familial. Enfin, après la tentative de suicide d’un proche, l’effet sur les comportements des jeunes étudiés est durable : il persiste au moins un an et s’estompe de manière significative sous six ans.

Aurélia Descamps - Sciences Humaines novembre

À qui profitera le papy-boom ?



C’est un fait acquis : au fameux baby-boom des années 1960 succède un papy-boom qui correspond à la sortie de ces générations du marché du travail. Entre 2010 et 2020, près d’un salarié sur trois, soit près de 8 millions de personnes, aura pris sa retraite, ce qui libérera quantité d’emplois – 705 000 par an entre 2016 et 2020… à condition que les entreprises concernées les réaffectent. Quels sont ces emplois qui vont potentiellement devenir vacants ?

Tout d’abord, géographiquement, toutes les régions ne seront pas logées à la même enseigne, en fonction de la part des « seniors » dans leur population active. Ainsi, la part de ceux qui avaient un emploi et qui étaient âgés de 50 à 69 ans en 2009 était la plus forte dans le Limousin (27 % de la population active occupée), en Auvergne, en Corse et en Bourgogne (26 %) ; à l’inverse, le Nord-Pas-de-Calais, l’Alsace et les Pays de la Loire (23 %) se trouvent en fin de liste. Les emplois ne se libéreront donc pas également sur l’ensemble du territoire. De même, tous les secteurs d’activité ne seront pas identiquement concernés : c’est dans le domaine des services à la personne et aux collectivités (employés de maison, aides à domicile, aides ménagères, assistantes maternelles…) que l’on trouvera le plus d’emplois libérés, ainsi que dans les métiers de la fonction publique. 

Les métiers employant le plus de main-d’œuvre jeune seront moins concernés : coiffeurs, esthéticiens, emplois dans l’hôtellerie et la restauration, caissiers, mais aussi métiers de l’informatique…

Si ces projections nous donnent une tendance, il est cependant difficile d’en inférer des conclusions sur l’évolution du chômage, tant celle-ci dépendra de la situation conjoncturelle (faillites d’entreprises, plans sociaux, délocalisations, et, à l’inverse, création d’activités et d’emplois liés à de nouveaux débouchés générés par l’innovation).

Nathalie Delattre, « Dans toutes les régions, des départs massifs de fin de carrière d’ici 2020 », Insee Première, n° 1508, juillet 2014.







Renaud Chartoire Mis à jour le 06/10/2014 Sciences Humaines 

mercredi 29 octobre 2014

MALADIES : L’origine des pandémies

Ebola a ravivé le fantasme d’un virus qui ravagerait la surface du globe, surgi de la jungle comme une vengeance de la nature contre l’homme. Pourtant, les épidémies les plus redoutables naissent au cœur des cités surpeuplées, des camps de réfugiés et des bidonvilles, ces immenses réservoirs à maladies.



Hebdo n°1251 Courrier International

Seuls les riches seront immortels

Vivre plus longtemps, en bonne santé… Et même, pourquoi pas, vivre pour toujours, dans un corps synthétique qui ne connaîtra ni la maladie, ni la décrépitude, ni la mort. Financés par des multinationales et des oligarques milliardaires(lire cet article), de nouveaux alchimistes poursuivent ce vieux rêve de l’humanité. Mais cet âge d’or sera réservé aux riches et dessinera une nouvelle lutte des classes, prophétise le magazine Aeon (lire cet article). L’avenir se partagera entre ceux qui auront accès aux coûteux traitements médicamenteux, aux thérapies géniques, et les autres, pour lesquels la vieillesse sera de courte durée. 






Courrier International N° 1251 du 23/10/2014

lundi 27 octobre 2014

La ballade de la censure

Emprisonnement pour blasphème, peloton d'exécution pour antimilitarisme, ou encore simple interdiction : l'ouvrage " 100 chansons censurées " recense les différentes formes d'interdit, au fil du temps et de la morale

L'idée  leur est venue juste après les Victoires de la musique de 2011, lors de la préparation d'une émission spéciale sur France Inter. " Les documentalistes de Radio France avaient commencé un travail d'exploration de l'“enfer” de la discothèque, regroupant les disques ayant été jugés politiquement ou moralement incorrects ", expliquent Emmanuel Pierrat, avocat spécialiste du droit d'auteur et de l'information, et Aurélie Sfez, femme de radio. Tous deux publient aujourd'hui 100 chansons censurées, un ouvrage grand public qui recense " des chansons malmenées ".
Jusqu'en  1964, la Radiodiffusion-télévision française (RTF) était protégée des outrages par un comité de censure, dit comité d'écoute, qui établissait quatre niveaux : chansons autorisées, diffusées après 22  heures, diffusées après minuit, ou interdites d'antenne. Brassens, les Frères Jacques, Barbara, Ferré, Gréco, Antoine, Polnareff, Brel et d'autres passèrent sous les fourches caudines des " écoutes " – tandis que la BBC interdisait la diffusion des Beatles ou de Donovan à cause des allusions à la drogue. Puis le bâton du gendarme fut confié au ministère de l'intérieur, ou à celui de la communication, et se transmit au gré des humeurs des ministres, des secrétaires d'Etat ou des puissants.
L'histoire ne dit pas qui avait fait pression, en  1966, sur Claude Contamine, alors directeur de la télévision de l'ORTF, pour exiger de Pierre Perret qu'il modifie les paroles des Jolies Colonies de vacances lors de sa prestation chez Guy Lux. Récalcitrant, le chanteur fut interdit sur la deuxième chaîne de télévision pendant six mois. La petite histoire raconte qu'Yvonne de Gaulle en personne aurait téléphoné à Roland Dhordain, alors directeur de France Inter, afin que soit retirée des ondes cette " honte de la France ".