vendredi 18 décembre 2015

Concours paramédicaux : les dates 2016 sont à jour !

Deux fois par an, la rédaction d'Infirmiers.com actualise les dates de concours infirmiers, IDE spécialisés, aides-soignants et auxiliaires de puériculture. Si vous souhaitez exercez l'une ou l'autre de ces professions, les inscriptions ont d'ores et déjà débuté dans de nombreux établissements.

Les inscriptions aux concours paramédicaux
pour une rentrée en septembre 2016 ont débuté.


Les dates d'inscriptions aux concours infirmiers, IDE spécialisés, aides-soignants et auxiliaires de puériculture de la session organisée au printemps 2016 pour une rentrée en février 2016 sont sur le point d'être finalisées sur le site d'Infirmiers.com. À noter qu'il est déjà possible de s'inscrire dans certains instituts de formation. D'autres établissements ouvriront leurs inscriptions prochainement, en janvier 2016. Mais avant de vous jeter corps et âme sur les dossiers d'inscription, veillez bien à ce que les épreuves écrites des instituts dans lesquels vous postulez ne se déroulent pas le même jour. Certains concours sont en effet regroupés par région. Il est également conseillé de présenter le concours dans plusieurs instituts. Comme on peut s'en douter, cela permet d'augmenter ses chances d'être admis ! Attention toutefois, nous vous conseillons de toujours vérifier auprès de l'établissement les dates indiquées. Elles sont en effet susceptibles d'être modifiées sans que nous en soyons informés. Merci de votre compréhension et de votre confiance.

Lire la suite sur le site Infirmiers.com : http://www.infirmiers.com/concours-ifsi/concours-ifsi/concours-paramedicaux-dates-2016-a-jour.html

Retrouvez également toutes les dates des concours para-médicaux et sociaux pour l'année 2016 sur nos pages concours du blog : http://actu33.blogspot.fr/p/concours.html

mardi 9 juin 2015

Concours infirmier 2015 : ils partagent leurs sujets d'oral

Ils ont déjà passé l'oral du concours infirmier 2015 mais en toute générosité, ils partagent leurs sujets… histoire d'inspirer ceux pour qui la date fatidique approche ! 


adolescente questionnements
L'oral du concours infirmier ? Philo, santé publique, société…
Des questions diverses et variées



Nous leur avons demandé de partager leur sujet d'oral sur la page facebook « concours » d'infirmiers.com… Voici un florilège de ce qui, cette année, inspire les soignants et autres formateurs qui « passent à la question » les (heureux!) candidats… Il y en a pour tous les goûts - ou tous les dégoûts -, de la question de santé publique à la réflexion philosophique, sans oublier les éternels sujets de société… Revue de détails.



La santé publique… des sujets dans l'air du temps...


  • Un nouveau projet de loi vise à bannir le tabac dans les voitures en présence d'un mineur de moins de 12 ans. Qu'en pensez-vous ?
  • Le suicide est la première cause de décès chez les 25-34 ans et la deuxième chez les 15-24 ans. Comment l'expliquer ?
  • Les femmes fument de plus en plus, qu'en pensez-vous ?
  • Faut-il supprimer le délai d'attente pour l'IVG ?
  • L'environnement, la pollution intérieure et extérieure nuit à la santé. Donnez vos réflexions sur le sujet.
  • Le stress a ses vertus. Qu'en pensez-vous ?

Ah la philosophie !


  • En matière d'éducation, les parents préfèrent souvent séduire plutôt que d'interdire. Qu'en pensez-vous ? Argumentez.
  • Que vous inspire le mot respect ?
  • Aider l'autre n'est-ce pas s'aider soi ? Qu'en pensez-vous ?
  • Être adulte c'est être seul, qu'en pensez vous ?

La société et son effet miroir...


  • Vous vous apprêtez à traverser un passage piéton, vous prenez le bras de la personne mal voyante à côté de vous pour l'aider à traverser, mais elle refuse votre aide. Analysez la situation...
  • Les entreprises préfèrent payer des taxes plutôt que d'engager des personnes handicapée. Commentez.
  • Les hommes et les femmes faces à la violence. Quel est votre avis ?
  • Quelle représentation de la vieillesse avez-vous ? Argumentez...
  • Le travail dominical… Faut-il une loi et pour quoi faire ?
  • Les tags sont souvent décriés mais d'autres pensent que c'est un moyen d'expression. Que pouvons-nous en tirer ?
  • Quelle est la place des jeux vidéos chez les enfants et qu'en pensez vous ?
  • "Une étude a été menée aux États Unis, concernant les fillettes de 4 à 7 ans montrant que le fait de jouer avec Barbie les freinaient dans leur études. De plus, il est remarqué que les fillettes jouant avec madame Patate avaient tendances à faire comme les garçons. Qu'en pensez vous ?"
  • La violence envers les soignants. Quelles sont les compétences pour appréhender au mieux ce genre de situation?

Bonne chance à tous et n'oubliez pas, un oral, outre le sujet à commenter, demande aussi d'observer une attitude adéquate… Quelques conseils en la matière « Ces gestes qui nous trahissent » seront donc encore les bienvenus…

Bernadette Fabregas, L'Infirmier.com, 28 mai 2015.

lundi 1 décembre 2014

Les ados pénalisés par le travail des mères ?

L’activité professionnelle des mères ne nuit pas au bien-être de leurs adolescents. Telle est la conclusion de l’étude menée par Silvia Mendolia, chercheure à l’université de Wollongong en Australie. L’enquête a été réalisée dans 5 000 foyers comprenant des adolescents de 11 à 16 ans dont les mères exercent une activité salariée, à temps partiel ou à temps plein. Elle ne montre pas de différence significative entre les adolescents selon la durée de travail des mères. Plusieurs indicateurs sont testés comme le fait de fumer, la souffrance exprimée ou l’abandon de l’école à 16 ans, mais aucun ne permet d’établir une réelle corrélation. Les absences maternelles affectent un peu plus les garçons, les adolescents des milieux favorisés et ceux élevés par un seul parent, sans que la différence soit très significative. Selon S. Mendolia, les femmes salariées ne négligent pas leur vie familiale car elles préfèrent se décharger d’autres pratiques chronophages comme les tâches ménagères. La chercheure rappelle également que les mères ne sont pas les seules responsables du bien-être des enfants. Les adolescents subissent des influences multiples : celles des autres membres de la famille, des amis, des enseignants, des médias, etc. Ces analyses sont toutefois limitées aux mères salariées. On ignore comment les travailleuses indépendantes concilient, pour leur part, les obligations professionnelles et familiales.
Maud Navarre - Sciences Humaines - Décembre 2014

Vivre dans la rue

10 chiffres clés sur les SDF

• 141 500 en France métropolitaine en 2012 : 
une augmentation de 50 % depuis 2001

• 2 sur 5 sont des femmes

• 47 % sont de nationalité française (62 % 
en 2001)

 18 % ne parlent pas le français

 Une population jeune : 1 sur 4 a moins 
de 30 ans

 Une population isolée : 65 % vivent seuls

• 1 sur 4 travaille, mais ne gagne pas assez 
pour assumer les charges d’un logement

• 47 % sont chômeurs, 28 % inactifs

• 74 % appartiennent aux groupes socioprofessionnels des employés 
ou des ouvriers

• 46 % n’ont aucun diplôme.


A suivre l'article de Maud Navarre paru dans sciences Humaines de décembre 2014

"Vivre dans la rue"

Faut-il marchander avec les enfants ? Christophe Carré

Christophe Carré

Médiateur professionnel, il a publié, entre autres, Obtenir sans punir. 
Les secrets de la manipulation positive avec les enfants (Eyrolles, 2012).

Comment négocier l’heure du coucher ou le devoir de maths ? Le coup de 
la « carotte » n’est pas un idéal : mieux vaut s’inspirer de techniques de manipulation.
Dur, dur d’être parent ! Selon une enquête Ipsos de 2011, pour 75 % des Français, élever un enfant est un exercice difficile. Et si quelques timides ateliers de parentalité commencent à voir le jour en France depuis une poignée d’années, il n’existe pas à proprement parler de formation sérieuse pour apprendre à être parent. Alors que la fonction semble devenir de plus en plus complexe, les parents de plus en plus soucieux et de moins en moins disponibles. Soumis à de nombreuses pressions sociales et médiatiques et à des injonctions souvent paradoxales, pour démêler ce qu’il convient de faire de ce qui est à proscrire, ils ne savent plus très bien où donner de la tête, ni comment actualiser leurs potentialités éducatives et développer leurs compétences. Le mythe de la famille idéale et du parent irréprochable frappe dur. Toujours selon la même enquête, près de sept parents sur dix pensent manquer d’autorité. Celle-ci est d’ailleurs, dans la plupart des esprits, confondue avec l’autoritarisme ou la violence.



lire la suite sur le n° de sciences humaines N°265 - décembre 2014

dimanche 30 novembre 2014

Actualités

Le 9 décembre 2014 , intervention du groupe GENEPI sur la plage d'intervention de préparation aux concours de Travail social (14h -17h EFMS de Talence) avec Marie - Claudine DUBOIS Formatrice

Merci de consulter le site carceropolis.fr


Bonne semaine à tous ;

lundi 24 novembre 2014

1 million de bénéficiaires

A l'occasion du lancement de leur 30e campagne hivernale, lundi 24  novembre, les Restos du cœur ont annoncé qu'ils s'attendaient à devoir venir en aide à plus de 1  million de personnes. Ce chiffre record avait déjà été atteint en  2013. Les 2 090 centres des Restos vont ouvrir quotidiennement ou plusieurs fois par semaine selon les villes et distribuer des denrées aux familles en difficulté jusqu'en mars. – (AFP.)

Le Monde du 25/11/2014.


dimanche 2 novembre 2014

Oui à la réforme du congé parental

Inciter les pères à s'investir davantage auprès de leurs jeunes enfants permettra de réduire les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, de 24,5  % aujourd'hui


Faut-il se joindre aux protestations contre le projet de réforme des congés parentaux ? Ou au contraire défendre une mesure qui peut contribuer au partage des activités domestiques et à l'insertion des femmes sur le marché du travail ?
Avec un écart de 24,5  % en  2012, les inégalités de rémunérations annuelles entre les femmes et les hommes sont importantes en France. La persistance de cet écart, depuis vingt ans, est frappante, en dépit des nombreuses lois visant à garantir l'égalité des droits des femmes et des hommes. Mais le problème est-il encore de nature juridique ?
Répartition sexuée des métiers
L'analyse statistique des différences de salaires entre les sexes montre que la discrimination, au sens propre du terme, joue assez peu : l'essentiel des écarts provient des différences de durée du travail entre les femmes et les hommes et de la répartition sexuée des métiers. Les femmes ont plus de chances de travailler à temps partiel, et leur orientation professionnelle les concentre dans un petit nombre de professions où les salaires sont en moyenne plus faibles. Pour réduire durablement les inégalités de salaires entre hommes et femmes, il ne suffit donc pas de promulguer une nouvelle loi sur l'égalité des droits. Il faut s'attaquer aux causes de ces inégalités.


jeudi 30 octobre 2014

Le suicide est contagieux à l'adolescence

On décrit souvent les adolescents comme des êtres influençables. Une récente étude sur les comportements suicidaires corrobore cette idée. Quand un membre de son entourage a tenté de mettre fin à ses jours, un adolescent a plus de risques de développer des pensées suicidaires, voire d’essayer à son tour de se donner la mort. Deux chercheurs en sociologie de l’université de Memphis se sont penchés sur les données de l’enquête nationale longitudinale sur la santé des collégiens et des lycéens aux États-Unis. Les auteurs ont pris soin de se concentrer sur les jeunes qui n’avaient pas déclaré de comportements suicidaires lors de la première vague de l’enquête, en 1994-1995. Ils ont surveillé l’apparition de telles conduites un an et six ans après la tentative de suicide d’un proche.

À la lueur des résultats, les garçons apparaissent moins vulnérables que les filles : dans les mêmes circonstances, la probabilité de développer des comportements suicidaires est plus grande pour ces dernières. L’hypothèse des auteurs ? Elles seraient plus affectées car elles ont tendance à construire des relations plus intimes avec leur entourage et font davantage preuve d’empathie. Pour les filles comme pour les garçons, l’effet de contagion s’avère également plus fort face à l’acte désespéré d’un ami,
plutôt qu’à celui d’un membre de la famille. D’autres recherches ont mis en évidence le mouvement important d’identification aux pairs, caractéristique de l’adolescence, qui accompagne les efforts de différenciation vis-à-vis de l’entourage familial. Enfin, après la tentative de suicide d’un proche, l’effet sur les comportements des jeunes étudiés est durable : il persiste au moins un an et s’estompe de manière significative sous six ans.

Aurélia Descamps - Sciences Humaines novembre

Travailler de nuit est-il nocif ?

Le travail de nuit progresse en France. Les salariés concernés sont souvent motivés par une rémunération attractive, mais la médaille a un revers : des risques
pour la santé et un délitement de la vie sociale.

Se lever tôt, trop tôt, se coucher tard, subir des insomnies : de trop nombreux actifs accumulent au fil du temps une « dette de sommeil ». Les Français dorment, en moyenne, 7 h 47, 18 minutes de moins qu’il y a 25 ans – et même 50 minutes pour les 15-17 ans. Certains travailleurs se retrouvent dans une situation particulièrement vulnérable : les travailleurs de nuit. C’est à eux que s’est intéressée la Dares dans une étude récente. Combien sont-ils ? Quels risquent leur activité nocturne fait-elle peser sur leur santé ? 



À qui profitera le papy-boom ?



C’est un fait acquis : au fameux baby-boom des années 1960 succède un papy-boom qui correspond à la sortie de ces générations du marché du travail. Entre 2010 et 2020, près d’un salarié sur trois, soit près de 8 millions de personnes, aura pris sa retraite, ce qui libérera quantité d’emplois – 705 000 par an entre 2016 et 2020… à condition que les entreprises concernées les réaffectent. Quels sont ces emplois qui vont potentiellement devenir vacants ?

Tout d’abord, géographiquement, toutes les régions ne seront pas logées à la même enseigne, en fonction de la part des « seniors » dans leur population active. Ainsi, la part de ceux qui avaient un emploi et qui étaient âgés de 50 à 69 ans en 2009 était la plus forte dans le Limousin (27 % de la population active occupée), en Auvergne, en Corse et en Bourgogne (26 %) ; à l’inverse, le Nord-Pas-de-Calais, l’Alsace et les Pays de la Loire (23 %) se trouvent en fin de liste. Les emplois ne se libéreront donc pas également sur l’ensemble du territoire. De même, tous les secteurs d’activité ne seront pas identiquement concernés : c’est dans le domaine des services à la personne et aux collectivités (employés de maison, aides à domicile, aides ménagères, assistantes maternelles…) que l’on trouvera le plus d’emplois libérés, ainsi que dans les métiers de la fonction publique. 

Les métiers employant le plus de main-d’œuvre jeune seront moins concernés : coiffeurs, esthéticiens, emplois dans l’hôtellerie et la restauration, caissiers, mais aussi métiers de l’informatique…

Si ces projections nous donnent une tendance, il est cependant difficile d’en inférer des conclusions sur l’évolution du chômage, tant celle-ci dépendra de la situation conjoncturelle (faillites d’entreprises, plans sociaux, délocalisations, et, à l’inverse, création d’activités et d’emplois liés à de nouveaux débouchés générés par l’innovation).

Nathalie Delattre, « Dans toutes les régions, des départs massifs de fin de carrière d’ici 2020 », Insee Première, n° 1508, juillet 2014.







Renaud Chartoire Mis à jour le 06/10/2014 Sciences Humaines 

mercredi 29 octobre 2014

Seuls les riches seront immortels

Vivre plus longtemps, en bonne santé… Et même, pourquoi pas, vivre pour toujours, dans un corps synthétique qui ne connaîtra ni la maladie, ni la décrépitude, ni la mort. Financés par des multinationales et des oligarques milliardaires(lire cet article), de nouveaux alchimistes poursuivent ce vieux rêve de l’humanité. Mais cet âge d’or sera réservé aux riches et dessinera une nouvelle lutte des classes, prophétise le magazine Aeon (lire cet article). L’avenir se partagera entre ceux qui auront accès aux coûteux traitements médicamenteux, aux thérapies géniques, et les autres, pour lesquels la vieillesse sera de courte durée. 






Courrier International N° 1251 du 23/10/2014

lundi 27 octobre 2014

États-Unis La vie privée surgelée.

 Carrière ou enfants : chaque chose en son temps. facebook, google, et bientôt apple, financent la congélation des ovocytes de leurs salariées. Pour mieux les faire cravacher ?

Faut-il y voir une libération ? Une aliénation ? La décision de Facebook et d'Apple de financer la congélation d'ovocytes pour leurs employées suscite un débat passionné aux Etats-Unis, à l'heure où les <i>executive women</i> avouent leur frustration de ne pouvoir "tout avoir" en même temps : enfants et carrière. Facebook, dont la numéro deux est la néo-féministe Sheryl Sandberg, a commencé au début de l'année à inclure la congélation des ovocytes dans l'assurance-santé offerte à ses employées. Apple a confirmé qu'il fera de même en janvier 2015. Google a fait savoir qu'il la proposait déjà. Pour ces entreprises, il s'agit d'attirer et de retenir les cadres par des avantages (<i>"perks"</i>) que d'autres employeurs ne sont pas en mesure de proposer. La procédure de congélation sera couverte à concurrence de 20 000 dollars, soit deux collectes d'oeufs, à quoi s'ajoutent 500 dollars annuels pour la conservation.
L'offre de ces groupes réputés avant-gardistes coïncide avec une idée dans l'air du temps aux Etats-Unis : pourquoi ne pas reporter la maternité pour travailler plus intensément ? Grâce aux avancées dans la procréation, les femmes pourraient échapper à l'éternel dilemme enfants/carrière. Le magazine économique Bloomberg Businessweek en a fait une couverture - enthousiaste - en avril :<i> "Congelez vos oeufs, libérez votre carrière." En suspendant l'horloge biologique, la congélation des ovocytes serait, selon lui, une révolution aussi importante que la pilule.</i>

mardi 30 septembre 2014

La majorité des personnes âgées dans le monde n'a aucune sécurité de revenu

Par 
Près d'une personne sur deux dans le monde (48 %), ayant dépassé l'âge de la retraite, ne bénéficie d'aucune pension. Et une bonne part des 52 % restant ne perçoit qu'une prestation insuffisante pour vivre. C'est le constat alarmant dressé par l'Organisation internationale du travail (OIT) dans son rapport publié mardi 30septembre, consacré à « La protection sociale des personnes âgées ».
« La majorité des personnes âgées, hommes et femmes, n'ont aucune sécurité de revenu, ni possibilité de prendre leur retraite et doivent continuer de travailler autant qu'elles le peuvent, souvent dans des conditions de précarité, avec de faibles rémunérations », explique Christine Behrendt, spécialiste des politiques de protection sociale à l'OIT et co-auteure du rapport qui passe au crible les politiques récentes de 178 pays.
A l'occasion de la Journée internationale des personnes âgées du 1er octobre, le directeur général de l'OIT, Guy Ryder insiste sur la nécessité d'étendre la couverture des pensions et de leur garantir un accès aux soins.« En 2050, le nombre de personnes de plus de 65 ans aura triplé dans le monde et les trois quarts d'entre elles vivront dans les pays en développement », dit-il.

En 10 ans, l’engagement français s’est largement diversifié

Les temps difficiles traversés par l'économie actuelle nous poussent-ils à être plus individualistes ou, au contraire, plus solidaires ? Comment évolue notre engagement dans la société ? La dernière étude publiée par Ethicity et de récentes publications permettent d'y voir un peu plus clair.




lundi 29 septembre 2014

A l’université, les cas de souffrance au travail se multiplient

Les cas de souffrance au travail, de stress, de pression sur les salariés ne sont plus réservés aux entreprises, qu'elles soient publiques ou privées. Depuis 2006, les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs sont mis à rude épreuve. En cause, une succession de réformes, le passage à l'autonomie, des fusions d'établissements, une compétition acharnée pour décrocher des budgets de recherche… 

Isabelle Rey-Lefebvre 
Article publié dans le journal Le Monde du 30/09/2014

Coup de rabot généralisé sur les allocations familiales

Le gouvernement a décidé d’économiser sur les prestations familiales. Marisol Touraine, ministre de la santé et des affaires sociales, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du budget, ont confirmé lundi 29 septembre que plusieurs prestations allaient subir un large coup de rabot dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2015.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), présenté officiellement lundi, prévoit environ 700 millions d’euros d’économies sur la branche famille. Plusieurs prestations vont être diminuées. Ces mesures seront examinées à partir d’octobre par le Parlement et pourront donc être modifiées avant leur entrée en vigueur, normalement le 1er janvier 2015.
  • Baisse des aides à la garde d’enfant 
  • Partage du congé parental 
  • Baisse de la prime à la naissance
  • Réduction de la majoration pour âge des allocations familiales
  • Pas de gel généralisé des allocations
  • Des économies sur la santé

Lire aussi : Le gouvernement s’attaque au coût exorbitant d’un médicament innovant contre l’hépatite C

Cependant, une réforme est prévue pour « rendre plus équitable le capital décès » - une mesure dont est attendue une économie de 160 millions d’euros. Le capital décès, versé aux proches par les régimes d’assurance maladie lors de la mort d’un salarié, est jusqu’à présent fixé en fonction des revenus que percevait l'assuré décédé.  A partir de 2015, la référence au salaire du défunt sera remplacée par un montant forfaitaire, fixé par référence au SMIC. Pour les salariés gagnant plus que le SMIC, le montant sera plus faible. Pour les salariés à temps partiel ou au chômage, le montant sera plus élevé. 

Une réduction limitée du déficit.

Dans le Monde électronique du 29 septembre 2014 au Centre de Ressource.

SÉCURITÉ SOCIALE Nouvelles économies dans la branche famille

Les branches maladie et famille seront les plus mises à contribution en 2015 pour limiter le déficit du budget de la Sécurité sociale, qui devait être présenté lundi 29 septembre. Ce déficit s'établira à 11,7 milliards d'euros pour 2014, alors qu'il devait passer sous la barre des 10 milliards. De nouvelles mesures devaient être annoncées sur la branche famille, afin de réaliser 200 millions d'économies supplémentaires et ainsi atteindre plus de 1 milliard en trois ans. Plusieurs pistes sont envisagées : la réduction de la prime à la naissance au deuxième enfant, de nouvelles modalités de partage du congé parental entre pères et mères qui aboutiraient à une nouvelle réduction de cette période pour ces dernières, la baisse des aides à la garde d'enfants pour les familles aux revenus les plus élevés, le relèvement de 14 à 16 ans de la majoration de 64,67 euros des prestations familiales.


Article publié dans le journal Le Monde du 30 septembre 2014.

jeudi 25 septembre 2014

Soigner la solidarité

Le sociologue François Dubet et le philosophe américain Michael Sandel montrent, dans leurs livres respectifs, comment les inégalités s'accroissent et menacent le vivre-ensemble - avant d'appeler chacun d'entre nous à réagir.

Entre d'autres temps, il eût paru  provocateur de lire sous la plume d'un sociologue de gauche que les inégalités ne se subissent pas mais se choisissent. Il est aujourd'hui plus difficile de récuser  l'hypothèse  d'une crise de la solidarité, celle-là même  qui conduit un gouvernement socialiste, acculé, à prendre acte d'un " ras-le-bol fiscal " et à  baisser les impôts. Les chiffres accablants sur la montée des inégalités en France et dans les grandes démocraties occidentales, il conviendrait de les considérer  autant comme le  symptôme du malaise que comme sa cause. Si la société s'effrite, si elle peine à " faire corps ", pour reprendre le lexique de l'historien des idées Pierre -Rosanvallon, c'est que l'idée d'égalité se voit elle-même bousculée. Et pas seulement elle, mais aussi ce qui la sous-tend : l'imaginaire de la solidarité et de la fraternité, ces deux mots  qui ont porté les luttes, révolutionnaires puis  sociales.

Voilà peu ou prou la thèse  défendue par le sociologue François Dubet dans La Préférence pour l'égalité. L'ouvrage partage  avec le livre du philosophe  Michael Sandel, best-seller mondial, Ce que l'argent ne saurait acheter, une invite à  retourner la question : plutôt que d'absorber passivement chaque nouveau palmarès témoignant d'une inexorable montée des inégalités, plutôt que  d'attendre, affligés, les prochains travaux de Thomas Piketty, il faudrait sonder nos âmes ; nous -demander quelle est notre tolérance à la faiblesse des solidarités et à l'envahissement de pans entiers de nos vies par la sphère marchande....

Lire la suite dans le dossier du Monde du 26/09/2014 : http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/09/24/soigner-la-solidarite_4493673_3260.html

La Sorbonne embarrassée par une affaire de voile

Une étudiante voilée dit avoir été invitée à changer de cours par une enseignante.

 

Le président de l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne s'est officiellement excusé, espérant sortir au plus vite de l'affaire de voile islamique qui perturbe la rentrée de l'UFR de géographie. Une étudiante voilée, Samia (le prénom a été changé à la demande de l'intéressée), dit avoir été victime d'une " humiliation ", mardi 16 septembre, lors de sa première séance de travaux dirigés (TD) de géographie physique.

Dès le début, raconte Samia, la professeure lui demande : " Vous comptez garder votre truc à tous mes cours ? " Le " truc ", c'est le voile que porte Samia. " Parce que cela me dérange, poursuit l'enseignante. Et cela va gêner, car il y a des exposés, et il faudra au moins l'enlever durant ces exposés. Je suis là pour vous aider à l'insertion professionnelle. Et cela vous posera des problèmes. " La jeune femme ne souhaite pas ôter son voile. " Je préfère dans ce cas que tu ailles dans un autre TD ", lâche la professeure. Contactée par Le Monde, celle-ci répond : " Je ne vois pas du tout de quoi vous me parlez. Ce n'est pas moi. "
Benoît Floc'hArticle publié dans le journal Le Monde du 26 septembre 2014.